
La démarche
désobéir
La genèse
« … pour moi c’est ça : ne plus dépendre d’un système foiré, mais en refaire un autre ailleurs. »
Féris Barkat

médiationet création
mémoire et émancipation
Les quartiers populaires s’inscrivent dans une histoire longue marquée par l’héritage ouvrier et industriel de la France, les vagues migratoires successives, le passé colonial et les ségrégations. L’entrelacement de ces trajectoires constitue le socle de leur identité.
Pourtant, cette mémoire a été en grande partie accaparée par des discours politiques et médiatiques partiels et morcelés.
En réduisant ces territoires à de simples faits divers, en érigeant leurs habitants en ennemis communs et en faisant de leur exclusion un facteur de cohésion, ces représentations invisibilisent la diversité des discriminations auxquelles ils sont confrontés.
Construire une société plus juste, égalitaire et solidaire implique de renouer avec cette mémoire collective, mais aussi d’interroger nos propres privilèges, croyances, angles morts, aspirations au confort et peurs de partage.
Le constat
Ce que le droit promet ne dit pas toujours ce que les vies racontent.
Musées sans murs
au départ,il n’y avaitpas de lieu
Une intention, […] et quelques personnes qui n’avaient pas envie d’attendre qu’on leur ouvre une porte.
2023 — 2026comment une intention devient un collectif
- Banlieues Climat
- Cofondée par Féris Barkat : fédérer, sensibiliser et inspirer les quartiers populaires sur le climat, faire émerger leurs voix et leur pouvoir d’agir. Soigner par l’éducation.
- Le bon pari
- Aucun des membres de hasnya n’est commissaire d’exposition. C’est précisément ce qui rend la méthode possible.
- La voiture
- Faute de murs, on prend ce qu’on a : une voiture, garée en bas. On ferme la portière, et l’écoute commence.
La méthode

on a faitsansattendre
Tout s’est écrit dans des voitures. Les réunions, […] les listes de mamans à rappeler : un ordinateur sur les genoux, le plafonnier allumé, garés dans un parking jusqu’à deux heures du matin.
Les premières séances n’avaient rien d’une production culturelle : on allait chez les mamans, on buvait le thé, on enregistrait. Le récit d’abord, la forme ensuite. De la débrouille, oui — mais toujours la même intention derrière chaque décision.
Les prémices
on a ouvertles coffres
Le 22 janvier 2024, au pied des tours de l’Elsau, les tableaux sont sortis des galeries pour finir dans les coffres de voiture.
Avec le centre socio-culturel du quartier, l’idée était simple : montrer que l’art concerne aussi les classes populaires, et qu’elles peuvent se l’approprier. Pas de vernissage, pas de cartel — des toiles posées contre les pare-chocs, à hauteur de regard, en bas de chez les gens.
Le coffre de voiture comme première cimaise. Le musée hors les murs commence là.
Hors les murs — le protocole
le protocole
- De la mise en confiance, de la médiation, des espaces de paroles pour faire remonter des rires et des larmes, et surtout une place pour exister en dehors des codes;
- Ateliers d’écoute avec les mamans, enregistrement des récits, de photographies et de collaboration avec des artistes
- Installation dans l'espace public,
- Transmission : le collectif continue à féderer, à prendre des initiatives locale,

On ouvre de la place dans une ville, un quartier qui peut paraitre perdu. On arrive avec la voiture, on déroule le salon, on invite les voisins. Le musée s'impreigne du dehors , puis il repart.
SansBillet, cartel au mur, gardien, vernissage , l’entrée est la rue, la durée d'une journée

Ce que ça répare
ce n’est pasque de l’art.c’est une thérapieculturelle.
Le collectif
Par nous, pour nous
Raconter son histoire, c’est refuser de disparaître
Les villes
On arrive dans toute la France…